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REQUIEM pour MARIOUPOL (de Bernard Drochon)

REQUIEM pour MARIOUPOL (Poème proposé par Bernard DROCHON)

À nouveau, la terre verse des larmes de sang.
Les éclairs de la mort ont détruit sur l’instant,
Ce que la vie portait en elle de plus important:
L’innocence enchantée de centaines d’enfants.

La meurtrière furie vient de sidérer le monde,
Chargée de détresses, toutes plus profondes.
À nouveau la guerre, et l’effroi et l’immonde,
Et la barbarie qui se diffuse comme une onde!

Une fois encore, un homme a renié l’humain
Jusqu’à lui refuser l’existence d’un lendemain.
Une fois encore, l’indicible a gagné, si certain,
Bien décidé à anéantir tant de justes destins.

A Marioupol, les oiseaux si effrayés se sont tus.
À leur dernier chant, la mort seule a répondu.
Elle s’est dotée de serviteurs à ce jour inconnus
Bien plus destructeurs que ne le sont les obus.

Quel grand mystère : un seul homme déclenchant l’enfer!
Et d’autres, révélés ou transcendés par l’histoire en héros;
Quel grand mystère : le premier trouvant encore le repos,
Les seconds, assaillis de cauchemars, qui tant se réitèrent!

Une question lancinante à laquelle tous succombent,
A, pour toute réponse, du fer et du feu, les trombes.
Pour qui la prochaine bombe, sans même de tombe?
Pour qui le missile portant la révoltante hécatombe?

Quelle indécence que ce chantage apocalyptique!
Interdisant la protection d’un ciel si peu coupable,
Étendant au monde des visées aussi hégémoniques,
Proches compagnes du toujours plus inqualifiable.

À nouveau, à la plus dangereuse roulette planétaire
Un homme n’a rien moins joué que la paix du monde,
Agressant un peuple qu’il ne veut plus que victimaire,
Menaçant les fragiles équilibres de la mappemonde,
Soumettant l’humanitaire au pire cynisme totalitaire.

Et puis il y a ces sirènes appelant au rassemblement:
Pour longtemps elles remplaceront le rire des enfants.
Pas si lointain, le violent fracas des bombardements,
N’empêche que monte le chant des si fiers partisans.

Là-bas cette année, nul arbre qui bourgeonne,
Là-bas cette année nulle cloche qui carillonne,
Là-bas cette année nul soleil qui bien rayonne,
Là-bas cette année nulle voix qui bien fredonne.

Quel clin d’œil tragique : appeler une milice Wagner!
La Walkyrie n’est pas un opéra pour vils tortionnaires!
Une symphonie de Prokofiev , reprise loin sous terre,
Égaie un peu le métro et sa si chaotique atmosphère!

Rues et bâtiments, tout n’est que noirceur;
Tant de tués figés dans une sinistre raideur,
Tant de blessés anéantis par la vive douleur,
Visages et regards, tous reflètent le malheur.

Olga s’apprêtait à donner la tendresse et la vie…
Son image, en tous horizons, a émue le monde
On ne parla bientôt plus que de possible survie
Et si vite, la mort s’est montrée la plus féconde!

Ce matin c’est Sergueï qui est redevenu père et mari:
La mort l’avait convoqué pour voir les corps si meurtris
De ceux qu’elle avait implacablement et vite rattrapés,
De ceux qui avaient vainement essayé de lui échapper.

Trois bouts de papier lui ont été remis,
Funèbres et bien dérisoires attestations
De trois jeunes vies échappant à l’oubli;
Objets d’une administrative compassion.

Et l’odieux, en revenant, Sergueï l’a bien observé:
Pourquoi ici une école, sans raison, martyrisée?
Pourquoi là, un hôpital, dans le chaos plongé?
Pourquoi Ici, une maternité, à son tour visée?
Pourquoi là, un talentueux théâtre bombardé?
Et partout, l’humaine condition tant défigurée?

Dans le froid et la neige des aurores printanières
L’exode seul permet d’éviter la folie meurtrière;
Mais le vieil Oleg n’a aucunement le cœur à partir,
Par sa propre terre, préférant se laisser ensevelir.

Aussi il y a ceux pour qui l’espoir ne s’est pas enfui,
Qui tentent tout pour rejoindre une humaine vie,
Acceptant les incertitudes des supposés « corridors »
Où mensonges et lâchetés envisagent bien la mort…

Pour beaucoup encore, le froid et la faim sont leur quotidien ;
S’y ajoutent souvent l’incurie et la si totale absence de soins.
Caves et métro sont devenus refuges pour déjouer les destins ;
L’inconnu, l’angoisse et la précarité s’y disputent le maintien ;
Au-dessus, le chaos accompagne les atrocités et l’inhumain !

Servant son char, sa patrie et sa peur, Grichka n’a pas souffert :
La meurtrière roquette a fait exploser sa tête et ses poumons.
Deux autres porteuses de mort ont plongé son corps en enfer ;
Les manœuvres officielles avaient pour lui une autre mission !

Alexeï, venu de Vladivostok, accueilli par l’horreur, est, lui, devenu fou :
Deux copains n’ont pas vu la mine qui les attendait, si sournoisement!…
La vodka, la haine et la vengeance se sont approprié son fonctionnement.
Alors, un jour, il a tué deux innocents. Sa douleur en était venue à bout !
Sa raison avait quitté son humanité intérieure et sa conscience surtout !
Il vole, mais n’a pas violé, pensant à son épouse et à ses jeunes enfants.

Mais comment échapper à des ordres si criminels,
Justifiés par des objectifs mensongers et irréels ;
Alors, de l’horreur, le soldat est l’obligée sentinelle,
Lui ôtant sa capacité de réflexion, rendue infidèle.

De Moscou, un dictateur psychopathe endurci,
À qui la terreur et le crime font si peu de soucis,
N’a cure des jeunes soldats broyés et calcinés ,
Pas plus que des autres, gravement traumatisés.
Leurs mères attendent, les croyant bien en vie,
Par la censure, toujours autant désinformées .

Éradiquer le nazisme était la justification du tyran :
Même en col blanc, cette sauvagerie lui sied tant !
La tyrannie a de nouveau revisité sa grammaire,
Inversant la responsabilité des exactions militaires.

À Azovstal, la barbarie a remplacé la sidérurgie ;
Et l’enfer s’est substitué à la production de fer.
Civils et militaires sont piégés, loin sous terre,
Et nul ne connaît l’issue de cette aciérée tragédie.

Pour la première fois, on parle de guerre totale,
Entremêlant combats, diplomatie et économie ;
Mais aussi guerre d’images et propagande virale,
Rendant très médiatique cette moderne tuerie !

Heureusement il y a Volodymyr, le président du courage
Et Vassili, le champion qui livre son plus grand combat
Et Natalia dont la beauté redonne à la vie un peu d’éclat
Et Ivan, le jeune maire, qui, en prison, a vite pris de l’âge.

Un court temps, le vieux Joe est venu ; il a un peu vu
Et beaucoup promis, pour que ce peuple soit défendu.
Ses paroles avaient une violence, à ce jour inconnue
Mais nul doute que Vladimir les a très vite entendues !

Car oui, partout, la résistance a bien pris le pouvoir ;
Compagnons et courage ont mis les habits du devoir !
Une trop limitée protestation restera dans l’histoire ;
Aura-t-elle donné à ce peuple les forces de la victoire ?

Entrelacs de matériaux, de haine et de sanglants vécus,
Ce lieu arrivera-t-il même à sécher ses larmes de sang ?
Et les oiseaux auront-ils- à nouveau le cœur au chant ?
L’effroyable permettra-t-il à la vie, d’être ce qu’elle fut ?

Qu’il est d’actualité ce vers historique de Victor Hugo :
« Soldats Russes, redevenez un peu des hommes,
Ou, vos crimes, l’on ne saura en faire la somme ».
Et le géant écrivain aurait peut-être bien poursuivi :
« N’assassinez pas aussi le simple instinct de survie,
Ou l’humanité, à Marioupol, risquera bien l’oubli ! »

Il est un fait acquis : le nom supplicié de Marioupol
Sera à jamais, celui d’une ville devenue nécropole !

REQUIEM pour MARIOUPOL (de Bernard Drochon)

par | 11/05/2022 | 5 commentaires

5 Commentaires

  1. AURY Thierry

    Un très beau poème, au service d’une très grande cause : plus encore que la cause Ukrainienne, avec cette guerre il en va de la Paix dans le monde et de la stabilité des équilibres géostratégiques !

    Et, de plus, les aspects humains multiples ressortent très bien des lignes de votre production .

    MERCI !

    Réponse
  2. NYABEN Priscille

    Bravo !

    Un peu plus chaque jour, Poutine montre que la vie des personnes et des peuples n’a aucun prix pour lui ! Il fait des tuer des milliers de ses soldats sans aucun état d’âme !

    Son cynisme absolu va jusqu’à menacer les pays pauvres de famine, en pratiquant un odieux chantage basé sur les sanctions internationales.
    Votre beau poème y fait allusion et je pense que c’est très important !

    Réponse
  3. AGBO SONAN Emile

    Bravo et merci pour ce poème !
    Les Ukrainiens se comportent vraiment en héros et c’est de notre devoir de les soutenir, de toutes les façons !
    Au-delà de l’Ukraine, c’est la démocratie des pays occidentaux que Poutine (et son régime dictatorial) n’accepte pas.
    Quel malheur que la Russie ait eu Boris YELTSIN comme dirigeant ! Ses erreurs et ses bouffonneries, dues en grande partie à sa déchéance par l’alcoolisme, ont accouchées d’un monstre aussi froid que sanguinaire : POUTINE.

    Sa déjà longue liste de villes martyrs : ALEP, GROSNY, MARRIOUPOL, …!

    Réponse
  4. SERVIGNE Catherine

    Oui, je confirme, ce poème est vraiment plein de sens, émouvant et même touchant !
    Merci de l’avoir partagé…Une telle production est très encourageante pour les défenseurs de cette cause qui concerne l’Europe entière et même très au-delà !

    Réponse
  5. Palou Alexis

    Très beau poème au service d’une cause vitale pour l’avenir de l’Europe : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !
    On ne croyait cela plus possible en Europe et pourtant il y avait eu Sarajevo !
    Il est facile après coup de refaire le passé, mais nous aurions dû être d’autant plus vigilants que la Russie n’en n’était pas à son coup d’essai concernant ceux qu’elle considère comme faisant parie de son histoire… et de son territoire !
    L’annexion de La Crimée et des territoires auto-proclamés du Donbass aurait dû déjà déclencher une riposte diplomatique beaucoup plus ferme ! Et cela dès le début !
    De surcroit les accords de Minsk signés en 2014 n’ont jamais été véritablement mis en œuvre, ce qui a fait croire à Poutine qu’il pouvait pousser son avantage…!
    La capacité et surtout la volonté de résistance de L’Ukraine a été une surprise totale pour lui !

    Réponse

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